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Le secrétaire général de la Défense espagnole, Alejandro Alvargonzález, s’est vu contraint de signaler une menace islamiste « très sérieuse » en Espagne, ce 2 janvier. Cette déclaration a fait suite à une alerte à la bombe survenue à la gare madrilène d’Atocha, où près de 200 personnes ont péri le 11 mars 2004 suite à un attentat islamiste. Le site a été évacué entre 10h et 11h et l’auteur de la menace, un passager de train de banlieue prétendant être un kamikaze, s’est révélé être un déséquilibré mental, dont le sas-à-dos contenait une djellaba et une bouteille d’eau. Mais la frayeur a été réelle et le ministère de la Défense a estimé opportun de faire le point. Selon Alejandro Alvargonzález, informé par le Renseignement espagnol, l’Etat Islamique considère la péninsule ibérique comme une « future zone de contrôle », à l’égal d’autres cibles cartographiées. Fin 2014, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo, exprimait son inquiétude face à l’expansion de l’Etat Islamique au Maghreb, phénomène qui constitue une « véritable menace pour la sécurité nationale ».