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La Cour Suprême espagnole a dégagé de toute responsabilité pénale une librairie barcelonaise spécialisée dans la documentation néo-nazie, ce vendredi à Madrid. Selon le souhait des magistrats de cette institution, la librairie « Kalki » ne peut être mise en cause dans aucun délit de contenus commercialisés, car la Constitution espagnole « n’interdit pas les idéologies » et que « les idées en tant que telles ne doivent pas être poursuivies pénalement ». En octobre 2009, le Tribunal de Barcelone avait condamné les quatre hommes, liés à un dénommé « Cercle d’études indo-européennes », à trois ans et demi de prison, pour « délits de xénophobie ». A cette occasion, le directeur d’une maison d’édition établie dans la ville de Molins de Rei, dans la province de Barcelone, qui produisait et distribuait également des contenus d’idéologie néo-nazie, avait également été condamné.

La librairie concernée, située dans le quartier de Sant Pere de Barcelone, est actuellement fermée, suite à des difficultés financières. L’affaire qui la concerne a éclaté suite à lé découverte, effectuée de janvier à juillet 2003, d’un vaste catalogue de publications qui faisaient la promotion du e régime nazi, rendaient hommage à Adolf Hitler et incitaient au génocide du peuple juif. Cette propagande, reproduite sur des livres et des DVD, était aussi vendue dans le monde entier, grâce au site nternet de l’établissement.

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