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La rentrée 2013 verra apparaître à Perpignan un nouvel établissement scolaire, non confessionnel mais d’esprit chrétien, développé par des parents d’élèves critiques envers l’Education nationale. Cette « Ecole des Sarments », maternelle et primaire, inspirée d’un modèle inauguré en 2010 à Carcassonne, accueillera une vingtaine d’enfants, qui seront vouvoyés et porteront une blouse uniforme, selon les modalités délaissées par le système éducatif français dans les années 1970. Cette atmosphère contrastée face au circuit de l’Etat devra favoriser les apprentissages réels, notamment celui de la lecture en langue française et des mathématiques, deux disciplines sont le volume horaire sera supérieur au procédé habituel. Pour appuyer la méthode, l’ancien professeur de lycée et fondateur de la maison-mère, Didier Lefèvre, se rappelait en 2011 le « niveau catastrophique » de ses élèves issus de collèges, des enfants « incapables de comprendre la portée littéraire, morale et philosophique d’une pièce de Molière ou de Racine ».

Enseignement traditionnel, contre la « faillite du système »

Calcul mental, dictées, poésie, culture générale, cours de musique dès le CP, géographie, Histoire chronologique, étude obligatoire après les cours et contrôles avant les vacances illustrent l’approche choisie par la surprenante Ecole des Sarments, en cours d’installation dans le quartier Porte d’Espagne, au Sud de Perpignan. La tradition, ajoutée aux effectifs allégés, devra fournir une meilleure transmission des savoirs au sein de cette école hors contrat, mise en place par deux jeunes mères d’élèves du Roussillon, Corinne De Besombes-Singla et Stéphanie Montserrat. Extérieur au circuit de l’Éducation nationale, cet établissement ne recevra par de financements des collectivités publiques. En autogestion privée, elle exigera aux parents un tarif mensuel de 160 euros pour chaque enfant et devra résoudre la « faillite du système scolaire actuel« , comme l’indique le fondateur de l’établissement languedocien, Olivier Lefèvre. Il s’agira aussi de défendre une « véritable éducation du cœur et de l’âme », dans un esprit « en cohérence avec les racines de l’histoire de la France » et en respect des notions « du vrai, du beau et du bien« .

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