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Le sombre avenir réservé au Train Jaune, dont la remise en état exigerait entre 150 et 200 millions d’euros, n’est pas une fatalité selon son Comité des usagers, qui lance un appel. Le 19 septembre, lors du week-end des Journées du Patrimoine, il invite les «élus et habitants» des régions de Cerdagne, Capcir et Conflent à s’engager pour ce moyen de transport soumis aux économies budgétaires. Le comité ambitionne par communiqué une «chaîne humaine autour de la gare de Bourg-Madame pour la mettre symboliquement sous protection de la population afin d’éviter que la SNCF ne persiste dans son projet de la fermer avant la fin de l’année». Le symbole s’annonce fort car cette gare figurant parmi les dernières encore ouvertes sur la ligne du train Jaune, qui relie Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol, sur un parcours montagnard de 63 km.

Méfiance envers les études préalables

«Trop de gares et de passages à niveau ont déjà été vendus, bradés même, et cette absence d’unité de l’ensemble des installations du Train Jaune lui a déjà coûté un premier refus pour son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO», précisent ses défenseurs. Une lettre d’information intitulée «El xiulet» (le sifflet), lancée à cette occasion, affirme la revendication : «C’est une urgence, une exigence! Celle d’un territoire qui ne supporte plus que l’on fasse de nouvelles études qui enterrent et remplacent les précédentes». Pour agréger les sympathies, le Comité des Usagers de la Ligne du Train Jaune agit sur Facebook. Mais les soutiens politiques territoriaux viennent en manquer parmi les élus en mesure de décider à leur mesure au Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, à la Région Languedoc-Roussillon, à l’Assemblée nationale et au Sénat.

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