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L’année 2015 s’est clôturée par une dernière scène de banlieue à Perpignan, dans la nuit du 30 au 31 décembre. Les sapeurs-pompiers du Service Départemental d’Incendie et de Secours des Pyrénées-Orientales (SDIS 66), accourus vers 2 heures du matin dans le quartier Clodion suite au malaise d’un habitant, ont été la cible de plusieurs individus. Leur véhicule a été bloqué à l’avant par une voiture, à l’arrière par des deux-roues, puis une tentative de forçage des portes a échoué. Cet incident sans violence caractérisée a été suivi d’une nouvelle approche des pompiers, cette fois-ci secondés par des agents de Brigade Anti-Criminalité (BAC) et de la Brigade Canine de la Police nationale. Pour Xavier Baudry, conseiller municipal de Perpignan et conseiller communautaire de l’agglomération Perpignan Méditerranée, le SDIS 66 pratique le déni, car les caillassages et attaques de véhicules sont «récurrents» dans les quartiers «Vernet-Salanque, Diaz, Pêchers et Clodion». Mais le service d’incendies relativise l’ensemble des faits. L’élu d’extrême droite fustige le «laxisme d’Etat» et soutient les sapeurs-pompiers. Il évoque au passage les récents événements d’Ajaccio, que nous éclairons par un sondage IFOP pour le site Atlantico, publié le 30 décembre. Cette étude révèle que 43% des Français ne condamnent pas le saccage d’un lieu de prière musulman de la ville corse. A Perpignan, aucun lien n’est cependant établi avec des populations maghrébines.

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