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Un vaccin expérimental contre le VIH développé en Catalogne du Sud et appliqué sur des souris produit des résultats probants. Ce remède, qui pourrait prouver son efficacité autant dans le cadre de traitements préventifs que de suivis médicaux auprès de personnes infectées, a été conçu par les chercheurs du programme Hivacat, notamment soutenu par le gouvernement catalan et le Football Club Barcelone. Lors des premières applications, dont les résultats ont été dévoilés la semaine dernière lors du congrès mondial AIDS Vaccine, à Bangkok, les souris auxquelles ce vaccin a été inoculé ont fourni des résultats « très positifs », selon le docteur Christian Brander, responsable du programme, interrogé ce lundi. L’effet recherché par l’application de ce produit ne se limite pas à favoriser la production d’anticorps contre le VIH, selon le principe traditionnellement induit par les vaccins. Les cellules du système immunitaire sont également stimulées, pour détruire les autres cellules, celles-ci infectées.

Cette avancée, qui ouvre la voie vers des essais sur des volontaires humains en 2013, est rendue possible par la présence de 46 composants différents au sein du vaccin, des petites protéines ou fragments de protéines appelées peptides. Ce même lundi, à Barcelone, la virologue française Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de Médecine en 2008 pour la découverte du VIH en 1983, a approuvé cette stratégie médicale. Selon elle, la lutte sur « deux fronts d’infection, les anticorps et les cellules immunitaires secondaires », constitue « la voie à suivre ». Le premier essai clinique sur des volontaires se déroulera à l’Hôpital Clinique de Barcelone et à l’Hôpital Germans Trias i Pujol de Badalona, au Nord de la capitale catalane.

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