Langue

Les trafics illicites ne concernent plus uniquement les substances prohibées à forte valeur marchande, ou les métaux, comme en témoigne une affaire révélée ce vendredi en Pays Catalan. Une grande quantité de déchets a en effet été découvert le 18 mai par les services de douane au port de Port-Vendres. Cette découverte, qui n’avait pas été révélée jusque-là, concerne un vaste trafic, totalement illégal, de transports de déchets automobiles. Au total, 14 tonnes de pièces usagées, présentes dans un container qui devait rejoindre la Côte d’Ivoire par bateau au départ du port de la Côte Vermeille, ont ainsi été interceptées. Un enquête, discrètement menée depuis plusieurs jours, permet d’indiquer que les déchets découverts étaient destinés à être enfouis, le continent africain étant ainsi considéré comme une poubelle.

La « marchandise » saisie avait été déposée la veille de sa découverte sur l’aire de stockage de Port-Vendres, située à l’arrière du port. Plusieurs dizaines d’essieux, des batteries de voiture usagées, des carcasses et une grande quantité d’huile de moteur ont été répertoriés. L’ensemble, qui devait quitter le Pays Catalan le 20 mai, aurait dû permettre aux commanditaires d’éviter de régler les taxes de recyclage en vigueur en France, évaluées à environ 10.000 euros, en organisant leur enfouissement en Afrique. Le ou les auteurs de ce transport clandestin pourraient être la même personne, qui aurait fait usage d’un prête-nom et d’une fausse adresse. Selon la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), les déchets saisis étaient dissimulés à l’intérieur d’un camion de déménagement. Selon toute vraisemblance, précisée à brève échéance, ce trafic semble ne pas être le premier, et pourrait avoir débuté en 2009.

Partager