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Depuis quelques années, la plante dénommée coscoll, ou angélique sauvage en français, connaît un regain d’attention en Pays Catalan. A cueillir traditionnellement dès la Saint-Jean, ce « Molopospermum du Péloponnèse », selon son nom scientifique, se mange tendre et craquant, assorti de mets plus consistants, notamment en salade ou en omelette. Samedi 9 juin, un randonneur de 78 ans est mort après avoir confondu avec une plante toxique du coscoll cueilli dans la journée dans le massif du Canigou. Ce visiteur et sa compagne de 75 ans ont en réalité cueilli de l’aconit, plante connue depuis l’Antiquité en vertu de la toxicité de ses alcaloïdes, autrefois utilisée dans le cadre de la chasse ou pour empoisonner de l’eau. Le malheureux, résidant à Alénya, en plaine du Roussillon, est décédé peu après avoir consommé la terrible plante, lors du dîner du soir, tandis que sa compagne était hospitalisée et enduré des nausées et des vomissements.

Récolte de coscoll dans la région du Vallespir

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