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Un nouvel incident survenu au centre pénitentiaire de Perpignan inquiète le personnel de l’établissement du secteur de Mailloles. Samedi 6 février, un détenu du quartier disciplinaire a jeté un bol d’eau chaude sur un agent, avant de lui asséner des coups de poing et de pied. Maîtrisé, le pensionnaire violent a été réintégré en cellule, mais trois fonctionnaires ont été blessés. L’un au coude, l’autre à la hanche, avec deux jours d’incapacité temporaire de travail (ITT), le dernier à l’épaule, avec 10 jours d’ITT. Tous ont l’intention de porter plainte. Le détenu effronté est «bien connu pour son radicalisme», sous-entendu islamiste, nous signale l’UFAP/UNSA justice, premier syndicat parmi les prisons de France. Son secrétaire en Pays Catalan, Johann Reig, exige le transfert de l’individu dans une «structure adaptée, comme la prison d’Osny», en région parisienne, où est appliqué un programme expérimental de lutte contre la radicalisation.

Une cinquantaine de faits signalés

Depuis 2010, le responsable syndical a dénoncé une longue série de faits observés à l’intérieur de la prison de Perpignan. Une cinquantaine d’incidents d’importance variable a été relevée et leur accumulation exaspère. Il lance «notre administration est reponsable en grande partie» et exige un transfert des détenus les plus dangereux, car «signalés par les chefs de bâtiments comme prêts à passer à l’acte sur nos collègues». La hiérarchie, à Perpignan et bien au delà, semble sourde à ces revendications.

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