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Un fait de violence inédit dans les Pyrénées-Orientales s’est produit à Perpignan le 4 octobre, à l’heure de la récréation, au sein d’un établissement scolaire du quartier du Vernet. Aux alentours de 14 heures, une enseignante du collège Joseph-Sébastien Pons a subi l’agression d’un élève de sixième, alors que le professeur s’interposait pour stopper une rixe qui opposait l’enfant, âgé de 12, à l’un de ses camarades. Saisie par le cou et menacée de mort lorsqu’elle accompagnait l’élève violent dans le bureau du conseiller principal d’éducation (CPE), l’enseignante s’est vue délivrer une incapacité totale de travail (ITT). Elle n’a pas été frappée, mais présente d’évidents traumatismes psychologiques après ce fait inquiétant, qui suscite l’ouverture d’une enquête menée par la police. Le collège Pons de Perpignan, doté de 511 élèves dans l’actualité, n’avait jusque-là jamais fait l’objet d’une actualité de cet ordre. Cependant, en octobre 2010, un élève avait été arrêté à ses abords, après avoir participé au caillassage d’un véhicule de pompiers.

En France, la violence scolaire est localisée

En territoire français, dix enseignants ont subi des agressions d’élèves ou d’éléments étrangers à leurs établissements sur une période de 20 jours consécutive à la rentrée scolaire de septembre. Les cas de violence à l’école sont le fait d’enfants « souvent issus de catégories sociales défavorisées », selon le délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire, Eric Debarbieux. Ces situations se produisent dans des établissements identifiés et ne tendent pas à se généraliser à l’ensemble des sites.