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La vie scolaire reprend son rythme mercredi 10 octobre au collège Joseph-Sébastien Pons de Perpignan, tristement promu dans l’actualité nationale suite à l’agression d’une enseignante par un élève, le 4 octobre. Après deux journées d’arrêt employées à l’apaisement dans l’établissement, la reprise du travail a été décidée le 9 octobre. Dans un communiqué, le « Collectif des personnels enseignants et éducatifs du collège Pons » tenait à distinguer le « droit de retrait des personnels » observé pendant 48 heures d’une « journée de grève » abusivement annoncée par de nombreux médias. Quelques heures auparavant, ce collectif avait rencontré le plus haut représentant du ministère de l’Education nationale en Pays Catalan, Dominique Beck, directeur académique des services rattachés au ministère. Un vif échange a débouché sur l’annonce d’un « audit » de la violence scolaire au sein du collège, tandis qu’une réunion de pilotage, le 11 octobre, programme des « temps de concertation » consacrés au domaine de la « sanction et de la discipline ». M. Beck indiquait pour sa part des propos « parfois sévères » échangés lors de cet entretien inédit, provoqué par l’urgence d’un climat scolaire devenu fragile.

Parfois, des parents d’élèves agressent verbalement les professeurs

Graves mais isolés, les faits du 4 octobre, illustrés par une menace de mort d’un enfant de 12 envers un professeur, se traduisent par une plaine déposée par la victime, la convocation des parents et la comparution de l’élève en conseil de discipline. Cet épisode brutal, qui conduit à des actions de prévention, concerne un établissement situé dans un quartier sobrement décrit comme « difficile » ou « sensible », bénéficiant de ressources humaines renforcées. Par tradition, des agressions verbales peuvent s’y produire entre élèves, d’élèves envers leurs professeurs ou encore de parents d’élèves vers ces derniers. Dominique Beck précisait toutefois que l’épisode n’appartient pas à une « violence sociale » généralisée, mais à la simple situation d’un enfant déjà suivi par le corps médical, car « extrêmement perturbé » et en proie à de « gros troubles de comportement ». Cette actualité interroge sur l’attitude des enfants en déséquilibre, dont la présence à l’Ecole fait partie de la variété. Simultanément au cinquantenaire de la disparition du poète qui donne son nom à l’établissement, la violence moyenne observée depuis un demi-siècle présente une indéniable dégradation, notamment en Roussillon.

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