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Selon une révélation très surprenante, un gradé en poste au Fort Béar de Port-Vendres était la cible d’une action terroriste, déjouée par les services de renseignement. Cette information dévoilée mercredi 15 juillet en soirée fait suite à l’interpellation de quatre suspects, lundi 13 juillet, dans un lieu qui reste inconnu. Ces individus préparaient la décapitation du militaire et la médiatisation du crime, qu’ils prévoyaient de filmer avec une caméra de type Gio Pro. Âgés de 16 à 23 ans, ils ont été placés en garde à vue, mais le plus jeune a été relâché par les autorités; Les indications fournies par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve concernent une « action terroriste contre des installations militaires françaises », prévue entre décembre 2015 et janvier 2016.

Un futur djihadiste en Syrie

L’un des hommes interrogés, ancien militaire de la Marine nationale, réformé en 2013, aurait occupé sur le site de Port-Vendres. Le cerveau du groupe, qui est peut-être la même personne, avait été identifié et signalé en raisons de «velléités de départ en Syrie». A une date inconnue, il a «fait l’objet d’un entretien administratif», selon le ministre. Pour mener à bien l’interception du groupe, une enquête préliminaire a été ouverte dès le 23 juin par la section antiterroriste du parquet de Paris. Le projet des quatre individus a été mis au jour après surveillance de leurs communications téléphoniques et Internet.

Le Fort Miradou de Collioure était peut-être la cible

Le Fort Béar, proche du cap du même nom, domine Port-Vendres et surplombe la baie de Paulilles. Il semble avoir constitué la cible des terroristes, mais le plus haut gradé du Centre National d’Entraînement Commando (CNEC) implanté au Fort Miradou de Collioure, aurait pu êà tre visé en réalité. Cette forteresse bâtie par les ingénieurs de Vauban, située en amont de l’école primaire de la ville, reçoit continuellement des troupes d’élites destinées aux conflits mondiaux. L’opacité stratégique du dossier ne permet de distinguer le site exact, mais le Pays Catalan a bel et bien été, pour la première fois de son histoire, l’objet d’une intention d’action islamiste avérée. Etrangement, Port-Vendres abrite aussi un site géré par la Défense nationale, dont la construction en 2010, a suscité nombre d’interrogations. Ce centre lié au renseignement national et international est proche de la tour Madeloc.

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