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La Clau
Un an après le début de l’affaire Bouille, la famille plaide sa cause
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Un an jour pour jour après l’incarcération du docteur Jacques Bouille, maire de Saint-Cyprien et ancien président de l’UMP dans les Pyrénées-Orientales, dans le cadre d’une vaste affaire de corruption, une messe est organisée ce jeudi 17 décembre 2009 en l’église Notre-Dame de Saint-Cyprien Plage. Incarcéré cinq mois et une semaine dans une cellule de 9 mètres carrés munie d’une porte blindée à œilleton, auteur d’une demande de libération formulée par lettre, en février, au titre de conséquences avouées sur sa santé mentale, le maire a été retrouvé pendu, le 24 mai, avec la ceinture de son peignoir, renforcée par un lacet noir dans sa partie supérieure. Aujourd’hui, pour que cette disparition tragique comporte une sorte d’utilité, la propre famille du maire défunt, qui déclarait, dans sa dernière lettre aux siens, « Ceux qui voulaient me briser y sont parvenus », utilise le réseau Internet. Un blog discret, ouvert au début de cet automne, est ainsi consacré à la cause des détenus décédés sous la pression de leur détention provisoire, à l’instar de Jacques Bouille. Le but affiché de cette démarche est d’établir une liste de personnes décédées dans des circonstances similaires, avant d’avancer vers un débat national sur la question.

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