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Les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets à l’université de Perpignan, dont une vingtaine d’étudiants continue d’occuper le modeste amphithéâtre n°4 malgré l’essoufflement de l’opposition, d’une part à l’autonomie universitaire, de l’autre au processus de Bologne, qui vise à donner un cadre commun aux systèmes universitaires européens. Sur le même principe adopté le 5 décembre 2007, lorsque le président de l’université Jean Benkhelil et plusieurs dizaines d’enseignants et étudiants avaient délogé par la force les étudiants bloqueurs, l’unanimité du conseil d’administration de l’établissement a souhaité hier que les cours reprennent ce lundi 30 mars. Le président, Jean Benkhelil, favorable à la loi d’autonomie et au pragmatisme économique visant à adapter l’université à l’entreprise, a ainsi opté pour la négociation avec les irréductibles, isolés face à la masse des étudiants. En cas d’échec des négociations, son conseil d’administration n’exclut pas, cette fois-ci, de faire appel aux forces de l’ordre pour rétablir l’ensemble des cours.

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