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Six ans après sa création, le réseau social et de microblogage Twitter, qui limite les propos à 140 caractères, reste politiquement discret dans les Pyrénées-Orientales. En marge de lancer sa version en catalan le jeudi 5 juillet 2012, ce système popularisé en France plusieurs frasques politiques comporte à l’extérieur une incidence réelle, manifestée par l’existence d’un vivier de 17 millions d’abonnés au compte de Barack Obama. A l’échelle du Pays Catalan, les responsables politiques se saisissent peu de cet outil promotionnel, comme le démontrent de faibles volumes de « followers », titulaires d’un compte Twitter en lien avec celui des intéressés. Le candidat à la mairie de Perpignan Louis Aliot en affiche 2769, mais se situe hors concours dans ce classement, pour cause d’exposition médiatique nationale et de statut de vice-président du Front National. Loin derrière, la deuxième position est occupée par la conseillère municipale perpignanaise Clotilde Ripoul, avec 302 abonnés, suivie de Christine Espert, présidente territoriale du Mouvement Démocrate, qui affiche 251 fidèles. En quatrième position figure la députée européenne UMP Marie-Thérèse Sanchez Schmid, dont les messages sont reçus par 223 personnes. Plus loin arrivent le maire UMP de Prades, Jean Castex, avec 328 inscrits, puis le maire UMP du Barcarès, Alain Ferrand, aux 140 suiveurs. Les positions suivantes sont occupées par le maire UMP de Pollestres Daniel Mach, avec 114 followers, Jean-Paul Alduy, président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée, à 108, la députée socialiste Ségolène Neuville, à 96 suiveurs, puis l’opposante socialiste à la mairie de Perpignan, Jacqueline Amiel-Donat, à 92, et le sénateur UMP François Calvet, avec 30 abonnés. Le maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, ferme la marche en réunissant 4 personnes.

Ces personnalités politiques qui désertent Twitter

En Catalogne du Nord, le député socialiste Jacques Cresta, le député UMP Fernand Siré, la Présidente du Conseil Général, Hermeline Malherbe, son prédécesseur, Christian Bourquin, ne disposent tout simplement pas d’identité Twitter. A l’heure électronique consommée, ce panorama général indique un retard sociologique, bien que les batailles d’opinion aient toute leur place sur Internet. Sur cette lancée internationale, le maire de Girona, Carles Puigdemont, affiche 5099 abonnés Twitter tandis que son prédécesseur, Joaquim Nadal, profite d’une impressionnante force de frappe de 11.570. Le maire de Figueres, Santi Vila, en possède 3680, pour 10.025 qui suivent le député européen sud-catalan Ramon Tremosa. Ces chiffres, éloignés des 127.903 abonnés aux messages de la première dame de France, Valérie Trierweiler, et des 26 millions de fans de la chanteuse Lady Gaga, dénotent une maîtrise du XXIe siècle bien supérieure au sud du massif des Albères.