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Après deux agressions observées l’été 2009, puis en 2010, lorsque deux hommes avait été victimes de faux rendez-vous, noués par voie électronique, assortis de violences à leur égard, trois nouveaux actes d’homophobie se sont produits au mois de mai en Pays Catalan. Cette fois-ci, trois adolescents homosexuels, résidant à Perpignan, ont également répondu à des sollicitations par l’intermédiaire de sites Internet spécialisés. Les rencontres proposées étaient aussi de véritables guets-apens, qui se sont soldés par des coups, qui ont provoqué des blessures légères sur deux d’entre eux, brièvement hospitalisé. Un troisième garçon a subi de violentes insultes traumatisantes, lors d’une autre rencontre factice. Dans les trois cas, un groupe attendait la victime, qui s’apprêtait à se livrer à une rencontre amoureuse classique. L’association « Ados Sud », qui prend en charge les adolescents homosexuels des Pyrénées-Orientales, encourage la jeunesse victime d’agressions homophobes à porter plainte, afin de rompre le silence. En effet, selon une tradition établie, la crainte n’encourage pas les jeunes homos victimes de violences physiques ou verbales, tout comme leurs aînés, à recourir aux autorités policières afin de faire valoir leurs droits.

L’année dernière, les agressions répertoriées en Roussillon avaient été suivies de l’arrestation de trois hommes et de leur mise en examen pour « extorsion de fonds à raison de l’orientation sexuelle ». A cette occasion, le procureur de la République à Perpignan, Jean-Pierre Dreno, avait passé un message, en déclarant « Prises d’un sentiment de honte d’être tombées dans la gueule du loup, les victimes ont longtemps hésité avant de porter plainte ».

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