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Depuis le 1er janvier, trois situations d’excision opérées sur trois petites filles ont été comptabilisées dans la région de Girona, selon une révélation effectuée ce mardi par les services de police catalans. Ces mutilations génitales exposent les parents des victimes, originaires de pays d’Afrique subsaharienne où cette pratique est traditionnelle, à des peines de 6 à 12 mois de prison. Invariablement, les actes pratiqués sur les enfants ont été facilités par leur présence dans les pays d’origine de leurs parents, lors de périodes de vacances. La surveillance des situations à risque est à la charge de l’Unité Régionale de Proximité et d’Attention Citoyenne de la police catalane, les Mossos d’Esquadra, pour la région de Girona. Selon le chef de ce service, Rosa Negre, la présence des trois cas cités, traduits pénalement, représente en réalité un recul de cette tendance, après une année 2010 lors de laquelle 15 cas, stoppés à temps, ont été décelés. Mme Negre précisait qu’aucune situation d’excision directement effectuée en Catalogne n’a été repérée jusqu’à cette date, alors qu’un protocole d’action permet, depuis 2002, de prévenir et d’empêcher, notamment dans la région de Girona, les mutilations génitales féminines.

En règle générale, lorsqu’une situation à risque est identifié, les Mossos d’Esquadra, associés aux autorités judiciaires, empêchent les voyages prévus à l’attention des enfants, le plus souvent en avion. Dans certains cas extrêmes, selon Mme Negre, la seule solution garantissant une sécurité absolue est de les « éloigner de leur milieu familial ».

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