Langue

Pendant que la société américaine Uber bouleverse le marché des taxis à Paris ou Marseille, la préfecture des Pyrénées-Orientales prend les devants. Depuis lundi 29 juin, des contrôles sont effectués par les autorités policières «sur les principales zones» du territoire, pendant «tout l’été», détaillent les services de l’Etat. L’aéroport et la gare de Perpignan sont notamment concernés, comme les villes du littoral. Le but est de détecter les transporteurs illégaux, suite à un Comité Départemental Anti-Fraude sur le transport particulier de personnes, présidé par la préfète Josiane Chevalier et le Procureur de la République, Achille Kiriakides. Relayant le ministère de l’Intérieur, la préfecture de Perpignan organise ainsi la lutte contre la concurrence déloyale exercée envers les professionnels du transport, taxis ou Véhicules de Transport avec Chauffeur (VTC), par des pirates qui s’économisent les charges sociales et fiscales.

En France, les formules de type «Uber Pop» sont illégales et passibles d’amendes de 1500 euros pour les conducteurs, avec éventuelle saisie et immobilisation de leurs véhicules. La loi du 1er octobre 2014 permet de sanctionner les organisateurs d’un transport illégal de personnes, qui deviennent passibles de deux ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende.

Partager