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Le débat sur la ligne à Très Haute Tension, évanoui de l’actualité au Nord, devient violent en Catalogne Sud, où les chantiers de construction de cette autoroute électrique la rendent concrète, après 5 ans de tergiversations. Ainsi, deux pelles mécaniques et deux remorques ont été détruites par un spectaculaire incendiée dans la nuit de jeudi à vendredi sur la commune de Centelles, au sud-Ouest de Girona, où une forte hostilité des riverains s’étaient déclarée la semaine dernière. Une enquête est en cours sur cet attentat qui fait suite à l’incendie d’un grue de chantier début juin dans le village de Tavèrnoles, à quelques kilomètres de là. L’avancée des travaux est aussi celle de l’opposition, 2.000 plaintes contre la THT ont été présentées mercredi au Ministère de l’Energie espagnol et le porte-parole du collectif « No a la MAT », Pasqual Aguilar, a dénoncé une « Discrimination entre les Catalans du Nord et ceux du Principat », en référence à l’enterrement de la ligne en territoire français, rendu public lors du sommet de Saragosse, et l’incertitude sur sa continuité au Sud. A Perpignan, seul un timide collectif d’irréductibles, présenté vendredi 4 juillet et intitulé « Defensem la terra », tente d’ouvrir le débat non pas sur l’enterrement de la THT, validé le Collectif Anti-THT qui déclare « rester vigilant », mais sur l’enterrement pur et simple du dossier.

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