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La polémique sur la traçabilité des produits agro-alimentaires fournit de nouveaux exemples, après l’affaire de la viande de cheval dans les plats cuisinés révélée en début d’année. Le 6 avril, la Commission européenne s’est vue contrainte de demander des explications à l’Etat espagnol dans le cadre d’une possible fraude à la viande de chien. Bruxelles vise l’éventualité d’une telle présence dans plusieurs lots de boulettes de viande commercialisées aux Pays-Bas, selon une information publiée le 4 avril par le journal néerlandais De Telegraaf. Le quotidien affirme que la guardia civil mène actuellement une enquête afin de déterminer le lien exact unissant un fournisseur de viande de gros récemment décédé à Amsterdam, et un groupe entreprises de la région de Galice, au Nord de l’Espagne, supposément consacrées notamment à la production de viande canine.

L’Union européenne prévoit des tests ADN

Cette possible affaire est entre les mains du porte-parole européen de la Santé et de la Consommation, Frédéric Vincent, qui a saisi les autorités sanitaires espagnoles, en urgence, le 6 avril, afin d’identifier les soupçons avancés par De Telegraaf. Parallèlement, la Commission européenne et le Conseil de l’Europe s’engagent a mener une série d’analyses ADN dans les produits agro-alimentaires concernés, afin d’y déceler de possibles anomalies. Le titre hollandais précise que la guardia civil a procédé il y a quelques mois à la désarticulation d’un système de production clandestine de viande de chien destinée à la fabrication d’aliments pour animaux.