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L’affaire dite « Bouille », qui a émaillé l’actualité du Pays Catalan de 2009 à 2012, n’est pas close, comme en témoigne une demande d’annulation de la procédure qui lui a été appliquée, déposée le 11 octobre 2012. Parmi les dernières étapes, le 19 avril 2011, l’Etat avait été condamné pour faute par le tribunal administratif de Montpellier, en conséquence du suicide de l’ancien maire UMP de Saint-Cyprien, Jacques Bouille, le 24 mai 2009. Âgé de 62 ans, l’élu avait choisi de quitter la vie, sous une pression inouïe exercée par la machine médiatique, ajoutée à une incarcération discutée. Les éléments alors avancés étaient une addition de fautes commises par la justice, notamment ce passage en prison, au résultat dramatique. La requête du 11 octobre 2012, exprimée auprès de la cour d’appel de Montpellier, est mise en délibéré au 29 novembre. Cette procédure est engagée par une personne figurant parmi la vingtaine mises en examen, principalment des collaborateurs de M. Bouille, depuis le début de l’affaire. Cet épisode, qui réserve des suites, a débuté en décembre 2008 sous des accusations de « prise illégale d’intérêts et corruption » liées à des irrégularités d’achats d’oeuvres d’art et immobilières. Mais à la fin février 2012, l’instruction, un temps mise en doute, avait été déclarée irréprochable.

Selon les Journaux du Midi, l’annulation, exprimée par l’avocat languedocien Jean-Robert Nguyen Phung, s’appuie sur l’existence d’une « relation intime » entretenue entre le directeur d’enquête alors mobilisé et l’un des témoins, de sexe féminin. Cette demande se fonde sur un document de l’Inspection générale de la police nationale, décrivant une enquête « polluée par ce conflit d’intérêts très peu déontologique ».

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