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Au son des chansons de Jacques Brel, la 8ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites, ce jeudi à Perpignan, s’est accompagnée d’une légère baisse de la participation, assez générale en France. Environ 10.000 personnes, contre 15.000 à 18.000 lors deux derniers rendez-vous, étaient présentes dans le cortège. Selon Stéphane Blot, responsable du comité Agly-Salanque-Méditerranée du Parti de Gauche, il y’a cependant pas eu « de baisse ». Considérant « nous tenons le chiffre de 18.000, comme la dernière fois », ce militant nous a fait part d’un « décalage entre ce que répercute la presse et la réalité de terrain ». Les participants ont effectué à partir de 10h le traditionnel circuit en boucle, au départ de la Place de Catalogne. Aux alentours de midi, ce même secteur, ainsi que le cours Lazare Escarguel attenant, ont accueilli le retour des manifestants, qui en ont effectué le blocage jusqu’à 14h, par des véhicules syndicaux et plusieurs îlots de sit-in improvisés sur la chaussée. Sous un important déploiement policier, autant national que municipal, cette demi-journée de protestation a entraîné, dans une réplique des précédentes, d’importants embouteillages répercutés sur plusieurs kilomètres, en particulier sur la Route Cépartementale 900, au niveau de la pénétrante Nord. La réforme des retraites, adoptée mardi par le Sénat, après avoir été validée par l’Assemblée Nationale, fera l’objet d’une nouvelle mobilisation la semaine prochaine, samedi 6 novembre. Entretemps, l’essoufflement de la rue pourrait être compensé en Roussillon par une accentuation des actions d’éclat, organisées principalement par la CGT. Par ailleurs, le Parti Socialiste choisi de déposer un recours au Conseil constitutionnel sur le projet de réforme des retraites, qui pourrait retarder la promulgation de la loi correspondante.

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