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Retraites: l’UMP Calvet voit des « enfants boucliers » et le PS veut « éclairer » Perpignan
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L’opposition à la réforme des retraites, illustrée ce samedi par une nouvelle manifestation de 15.000 personnes à Perpignan, inspire des réactions prévisibles. Ce même samedi, le député-maire UMP du Soler, François Calvet, a accusé la « gauche » de diffuser « dans les médias des mensonges sur une réforme indispensable pour assurer l’avenir du système des retraites par répartition ». Le vice-président de la Communauté d’Agglomération Perpignan Méditerranée a pointé du doigt le « risque de précipiter » la France vers le « chaos économique et l’effondrement », et jugé « intellectuellement malhonnête » d’« utiliser les enfants comme bouclier », eu égard à l’entrée de lycéens et de collégiens dans la fronde. En sens inverse, la section socialiste de Perpignan souhaitait mercredi « éclairer les citoyens » et « ramener l’Élysée et le gouvernement à la raison ». Sur ce clivage grossier d’une gauche anti-réforme et d’une droite favorable, la responsable par intérim de la fédération socialiste des Pyrénées-Orientales, Marie-Pierre Sadourny, s’est exprimée ce vendredi. Appelant à à manifester ce samedi puis ce mardi 18 octobre, car « la force et l’ampleur croissante de la mobilisation peuvent encore faire reculer le gouvernement », Mme Sadourny a jugé que la réforme « ne garantit ni le financement du système par répartition ni le pouvoir d’achat des retraités ».