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Le concert du rappeur polémique Orelsa, programmé ce samedi par la salle de spectacles municipale de Perpignan El Mediator, continue de susciter des désapprobations. Après une première réaction, le 4 octobre, du porte-parole des Verts de Catalogne Nord, Philippe Saintlos, puis du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), le 11 octobre, le Président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, le socialiste Christian Bourquin, s’est exprimé ce mardi en répondant au collectif « Droit des femmes 66 », qui l’avait préalablement interpellé. Tandis que la prestation du rappeur aux visées sexistes continue d’être défendue par le directeur de la salle, Maurice Lidou, pour lequel le maintien de l’événement est « fondamental », M. Bourquin évoque le « texte haineux et sexiste » concernant une chanson de l’artiste (ndlr. « Sale pute », qu’Orelsan n’a pas incluse dans son unique album en connaissance de cause), qui contient selon lui des « menaces de violences conjugales », dans une « démarche pseudo artistique ». Pour éviter l’amalgame avec les ligues de la pudeur, M. Bourquin précisait ne pas souhaiter « censurer un artiste », tout en refusant de « tolérer l’intolérable ».

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