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La mairie de la 3ème ville de la province de Girona, Lloret de Mar, a choisi lundi la mise en place d’un moratoire contre les nouvelles implantations de lieux de culte. Cette mesure, qui consiste concrètement à retarder l’implantation de deux espaces musulmans, fait écho à la défiance exprimée au mois d’août par la mairie de Salt, dans la banlieue de Girona. À Lloret de Mar, ville de 41.000 habitants réputée pour son industrie touristique devenue anarchique, un projet de mosquée classique, ainsi qu’un autre, défendu par la communauté sikh, sont craints par le maire Romà Codina. Membre de la coalition nationaliste et centriste catalane Convergence et Union (CIU), le premier magistrat gèle ainsi tout projet religieux pendant un an, avec la possibilité d’étendre ce dispositif à deux années supplémentaires. Son conseil municipal lui a donné son assentiment, en appuyant un texte selon lequel le Plan Local d’Urbanisme exige une série de consultations, notamment citoyennes, permettant une implantation acceptée.

Dans la réalité des faits, les lieux de culte musulmans sont aménagés, dans des conditions généralement précaires dans le coeur historique de la ville. Trois mosquées fonctionnent actuellement dans la cité, dans la plus pure des légalités, mais les fidèles s’y trouvent à l’étroit. Le projet de mosquée envisagé permettrait de regrouper la communauté musulmane au sein d’un lieu plus digne, tandis que le temple sikh est prévu pour accueillir 200 personnes. Le 2 septembre, également dans la province de Girona, la mairie de Torroella de Montgrí a aussi dissuadé la construction d’un lieu de culte musulman.

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