Langue

Le magazine Les Echos a publié le 16 juillet une carte de France baptisée «Où fait-il bon vivre en France ?». Il sollicite les indicateurs chiffrés sur la qualité de vie dans 304 zones d’emploi. On y retrouve les variations démographiques, l’espérance de vie, le revenu des ménages en 2010, le taux de pauvreté en 2011, le nombre de familles monoparentales, le taux de chômage en 2014, les salariés précaires et le pourcentage de licences sportives des 20-60 ans. Selon ce classement, Perpignan et son arrondissement occupent la 275e place, Céret la 288e et Prades la 294e.

Ironie politique

A Perpignan, l’association politique L’Olivier s’interroge : «Encore une fois le Pays Catalan dans la queue du peloton ! la faute à pas de chance ?». De son côté, Debout les P.O. voit un territoire qui «s’enfonce dans les bas-fonds du classement», avec «15 à 17 % de taux de chômage, 20 % de taux de pauvreté, jusqu’à 22 % de salariés précaires et seulement 10 % de diplômés supérieurs». Les souverainistes ironisent sur l’euphorie institutionnelle : « oui, nous serons l’une des premières régions touristiques cet été, oui nous serons l’une des premières régions en terme de bouteilles de vin sur les tables de France, oui il fera beau et chaud». Dans la perspective des élections régionales de décembre, ils pressentent que les partis majoritaires vont «vous expliquer à quel point ils sont bons et comment ils vont miraculeusement sauver notre territoire grâce à la fusion avec la région toulousaine». En octobre 2014, un autre classement, fondé sur 27 critères, avait positionné le pays Catalan parmi les 10 derniers territoires de France.

Partager

Icona de pantalla completa