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La prison de Perpignan est nouvellement concernée par la surpopulation, qui touche notamment son centre de semi-liberté (CSL). Prévu pour accueillir 20 places hommes et 4 places femmes, cet espace connaît depuis le début de l’année une surpopulation inédite, manifestée par la présence de 29 détenus, distribués sur 5 cellules doublées. Ce mercredi matin, le représentant de l’Union Fédérale Autonome Pénitentiaire (UFAP), Johann Reig, a tenu à dénoncer cette situation, en rappelant que « l’encellulement individuel est obligatoire ». Dans un communiqué, ce secrétaire du principal syndicat pénitentiaire en Pays Catalan a précisé « les cellules prévues pour les femmes sont actuellement occupées par des hommes, ce qui risquerait de provoquer un vrai casse-tête si nous devions accueillir une détenue ».

Par ailleurs, ce centre de semi-liberté de la prison de Perpignan doit faire face à une moyenne de 3 arrivées de détenus mensuelles, pour une seule libération. Ce surplus de 2 personnes devrait ainsi porter à 43 son nombre de pensionnaires en fin d’année, la surpopulation dépassant alors les 200%. Il conviendrait alors de « mettre des matelas au sol, chose que nous connaissons malheureusement trop bien », d’après M. Reig. La situation catastrophique concerne également le confort de séjour, au sein d’un bâtiment qui comprend 8 douches et 4 WC, où le surplus d’usagers devient évident aux heures de pointe. Le secrétaire syndical, qui tient également à souligner que l’image de la télévision en cellules est de « piètre qualité » et que les détenus « ne bénéficient pas de Canal + » malgré payer 22 euros, avertit d’une « tension » certaine au CSL, où l’on « frôle très souvent l’incident ». Selon son témoignage, « plusieurs fois, les surveillants sont intervenus pour mettre fin à des débuts de bagarres ».

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