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La Clau
Prison de Perpignan: la situation va devenir «non maîtrisable» selon la CGT
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La CGT pénitentiaire a communiqué son analyse sur les conditions de travail à la prison de Perpignan, vendredi 27 mars, sous formes de lettre ouverte au préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Chopin. Le secrétaire territorial, Christophe Bigot, défend le terme de « crise sanitaire » et réfute celui de « guerre sanitaire » employé par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, faute de “consignes claires, de stratégies et surtout d’équipement de combat”. Selon lui, les “discours et les consignes étaient mensongers” dès le début de la crise, un véritable “lavage de cerveau collectif” ayant été orchestré par les autorités, en référence aux tergiversations gouvernementales en matière de port de masques de protection, car la France s’est trouvée face à «l’impossibilité (…) d’équiper toute sa population en matériel de protection ». La CGT pénitentiaire juge que les personnels pénitentiaires sont “les grands oubliés parmi les métiers dits indispensables à la nation”.

Alerte à l’insécurité latente

Actuellement, la prison de Perpignan héberge plus de 720 détenus, soit «trois détenus dans des cellules de neuf mètres carrés avec obligatoirement une personne qui dort à même le sol». Les gestes barrières contre le Coronavirus-Covid 19 sont bafoués et les projections d’objets depuis l’extérieur «se multiplient avec toute l’insécurité que cela peut engendrer». C. Bigot observe une “situation explosive” et un “regain de tension qui devient et deviendra de plus en plus non maîtrisable”.

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