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Ce mardi, les deux grandes centrales syndicales espagnoles, Commissions Ouvrières (CCOO) et l’Union Générale des Travailleurs (UGT) ont remis un préavis commun de grève générale au ministère du Travail et de l’Immigration espagnol, à Madrid. Les deux syndicats, qui ont choisi la date du 29 de septembre pour appeler à une grande journée de mobilisation contre la réforme du travail, approuvée par décret, au mois de juin, par le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero, rencontrent cependant un écueil. En effet, une source syndicale a révélé ce même mardi qu’à peine 25% des salariés espagnols prévoient de se mobiliser, ce qui menacerait l’impact massif de celle journée d’action. Lors de la signature du document officiel de grève, le secrétaire général de CCOO, Ignacio Fernández Toxo, et son homologue de l’UGT, Cándido Méndez, se sont accordés à considérer que la réforme espagnole est la plus « inopportune, injuste et nocive » de l’histoire de la démocratie espagnole, comme, avec pour argument défavorable un dispositif de licenciements qui constitue un « puissant outils placé entre les mains des entreprises ». Le 29 septembre, qui sera également une journée de mobilisation européenne, sera également l’occasion, en Espagne, d’exprimer un mécontentement envers l’âge de la retraite, de 65 ans actuellement, qui devrait être repoussé de 67 ans, en vertu d’une réforme en préparation à Madrid.

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