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Dans le sillage des attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher parisien, le gouvernement démontre une prise en compte de la crise identitaire française. Le Premier ministre, Manuel Valls, dont la cote de popularité fait un bond à 61% selon un sondage Ifop paru ce mardi 20 janvier, a évoqué les réalités culturelles de l’Hexagone lors de ses voeux à la presse, ce même jour. Il notamment reconnu qu’il existe un « apartheid territorial, social, ethnique » en France. Tout en bousculant un vocabulaire établi qui proscrit les références de ce type, Manuel Valls a promis une refonte de la « citoyenneté », qu’il a préférée à l’intégration, car ce concept « ne veut plus rien dire ».

Pas peur d’évoquer la couleur de peau

Cette description de la banlieue, particulièrement parisienne, fait écho à Manuel Valls dans son rôle de maire de la ville d’Evry, dans le département de l’Essonne, jusqu’en 2012. En juin 2009, il soulignait la couleur de peau des participants à une brocante de la ville, comme en atteste une vidéo amateur. Il réclamait avec humour que l’on rajoute « quelques blancs, quelques white, quelques blancos », tout en sous-entendant une majorité visible africaine ou maghrébine. Manuel Valls avait défendu ces propos sans filtre institutionnel, car il souhaitait lutter contre le « ghetto » et les « communautarismes ».

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