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La manifestation du 1er mai, ce samedi en fin de matinée à Port-Vendres, a donné lieu à une revendication sectorielle unique, face aux difficultés du port de commerce, en proie à une chute générale de fréquentation. Dockers en tête, 150 personnes, dont bon nombre d’épouses, compagnes, enfants et parents des premiers, ont défilé sur les quais, répondant, pour certains, à l’appel de la CGT. Accompagné de la fanfare Allioli Beach, le cortège, aussi festif que déterminé, a scandé le slogan « Et un, et deux, et troisième quai », en guise de soutien au projet du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, soutenu par l’Etat, mais mis à l’arrêt le 2 mars par le Tribunal Administratif de Montpellier. L’institution départementale, gestionnaire du port, parie sur le maintien, puis le re-développement du trafic d’agrumes, dont Port-Vendres, gâtée dans ce domaine jusqu’à la fin des années 1980, pourrait se faire une spécialité, en contrant la concurrence de Sète et La Nouvelle, largement encouragée par la région Languedoc-Roussillon. Loin de la revendication sur les retraites, qui constituait l’essentiel de la manifestation de Perpignan, les dockers ont exprimé leur inquiétude pour le présent, l’évocation de l’avenir faisant pour eux figure de luxe.

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