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Le changement d’insigne incarnant la Ville de Perpignan, voulu par la majorité municipale dirigée par Louis Aliot (Rassemblement national, RN), produit des effets croissants. Après les prises de position de la minorité municipale Les Républicains, le mouvement Oui au Pays Catalan (OPC), qui a proposé un logo alternatif, convoque une manifestation dans les rues de de la cité, au départ de la place de Catalogne, samedi 10 avril à 15h. Le slogan choisi est “Touche pas à ma Catalane”, en référence à la disparition de la phrase “Perpignan la Catalane”, lancée par l’ancien maire Jean-Paul Alduy en 1993 et survivante d’une tentative de suppression par son successeur Jean-Marc Pujol. OPC déclare par communiqué « nous ne pouvons pas accepter qu’un changement qui touche à l’âme des Catalans soit décidé en catimini, par un quarteron dans les fonds d’un bureau”. Le mouvement Agissons participera, pour que le maire “songe à l’élaboration d’un nouveau logo pour la capitale du Roussillon”. Ses membres jugent que le prix du logo, 12.000 euros, est trop élevé pour un résultat « ’vieillot”, et réclament une consultation sur le sujet.

Première embûche depuis les municipales

D’apparence dérisoire mais en réalité importante car elle vise un marqueur identitaire fort, l’affaire du logo est le premier faux pas du maire depuis son élection. Parmi de nombreux médias parisiens traitant le sujet, le Huffington Post écrit : “Le retour de Saint-Jean Baptiste et l’apparition du bleu-blanc-rouge sur le nouveau logo de la ville de Perpignan ont déclenché une levée de boucliers des opposants au maire”. Parmi les soutiens politiques, le député européen RN Jerôme Rivière affirme que la « polémique autour du nouveau logo de la ville de Perpignan n’est entretenue que par les perdants d’hier et certains laïcards exaltés (…). Nos identités locales sont une merveilleuse richesse pour la France ! Défendons-les ! ».

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