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Selon la tradition observée au moins depuis 2009, la préfecture des Pyrénées-Orientales a interdit, ce jeudi 4 mai, toute commémoration face à la stèle perpignanaise portant l’inscription « Aux fusillés et combattants tombés pour que vive l’Algérie française ». Surnommé «stèle OAS» par ses adversaires, ce monument légalement implanté par l’Association de Défense des Intérêts Moraux des Anciens Détenus (ADIMAD) au cimetière du quartier du Haut-Vernet fait l’objet d’une mesure de la préfète, Josiane Chevalier.Celle-ci souhaite «préserver la tranquillité et la sécurité publiques». Plusieurs syndicats et associations hostiles ayant prévu une contre-mobilisation, les services de l’Etat préfèrent préserver le calme. Yannick Jonas, le directeur départemental de la Sécurité publique depuis avril, est chargé de faire respecter ce choix. Par ailleurs, l’accès au cimetière du Haut-Vernet sera interdit. Tous les ans, les partisans de l’Algérie française tentent de convoquer un rassemblement, dont la mise en place est déjouée par la préfecture de Perpignan.

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