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Pour la seconde fois en un moins d’un mois, le centre ville de Perpignan a été privé de marchés, ce mardi, les services techniques de la Ville ayant vraisemblablement craint des intempéries importantes comparables à celles du 11 février. Ainsi, la Place de la République a été désertée par ses commerçants habituels, sauf un. Au-delà d’une énième polémique sur la structure même du marché du centre, réinstallé en 2006 après de grands travaux, si le Catalan devient Gaulois et prend peur de ce que le ciel puisse lui tomber sur la tête, c’est l’application du principe de précaution qui intervient. Assumer une quelconque responsabilité devenant rare, ce qui disparaît n’est pas le risque, mais l’initiative personnelle. Le marché République de Perpignan, guère vivant en temps normal, devient inexistant par mauvais temps, un peu à l’image de la ville. L’idée de créer ou recréer un marché, ou toute autre réalisation, qui ne parviendraient pas, dans une période de mutations démographiques, à attirer une fréquentation suffisante, constitue un risque pour Perpignan. Pourtant, le centre ville a ses consommateurs, qui y vivent et y travaillent, et, par recours au commerce de proximité, effectuent un véritable acte citoyen, lorsqu’ils ont le choix de le faire.

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