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Les effets conjugués de la tramontane et d’un froid hivernal avant l’heure suscitent une prise de position en Pays Catalan, où un Plan départemental d’action pour le Logement des personnes défavorisées a été relancé en janvier 2011 par la présidente du Conseil général, Hermeline Malherbe, et la préfecture des Pyrénées-Orientales. Le 28 octobre, les Jeunes Communistes Catalans (JCC) ont communiqué leur inquiétude, peu avant la trêve hivernale, qui proscrit les expulsions de locataires du 1er novembre 2012 au 15 mars 2013. Pour Farid Mellal, secrétaire départemental des JCC et conseiller municipal de la Ville de Cabestany, il y a « urgence » à réquisitionner des logements, car « quatre familles, soit 17 personnes », vivent « depuis plus de 2 ans dans la plus grande précarité dans notre département ». Face à cette comptabilisation officielle, qui ne représente pas la réalité globale, « les promesses de la mairie de Perpignan et du Conseil général se multiplient mais rien ne change face à une situation qui risque de s’aggraver fortement à l’entrée de l’hiver », de l’avis de M. Mellal.

Précisément, la ministre du Logement, Cécile Duflot, déclarait le 27 octobre que la réquisition « peut faire partie des dispositions à mettre en oeuvre » face à la « gravité de la situation » à l’échelle hexagonale. Dans l’immédiat, les JCC jugent que les acteurs « politiques locaux ne semblent pas prendre la mesure du problème vitale pour ces familles ». Pire, « la mairie et le Conseil général se montreraient coupables de non-assistance à personne en danger si aucune solution de relogement décent n’était trouvée rapidement ». Le Plan départemental, lancé en 1997, centralise les actions concrètes de la mobilisation publique vers le concept de logement décent. Le volet 2011-2015 de ce dispositif, dans lequel la mairie de Perpignan n’est pas décisionnaire, doit favoriser l’accès et le maintien dans le logement, ou encore lutter contre l’habitat indigne.

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