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Les Archives départementales des Pyrénées-Orientales sont victimes d’un piratage de données à caràctère historique. Depuis plusieurs semaines, ce service rattaché au Conseil Général, à Perpignan, se considère spolié par une association consacrée à l’histoire, « Dorot », établie dans la région lyonnaise. Le site de cette structure, « dédié aux réfugiés espagnols » et aux archives des « persécutions raciales et politiques », reprend les fiches de plusieurs milliers d’internés des camps d’Argelès et de Rivesaltes, à partir de 1939. La direction des Archives départementales considère que cette copie, effectuée pour une légitime réappropriation de la mémoire par les descendants des républicains espagnols, notamment échoués sur les plages du Pays Catalan de France, est remplie d’erreurs, car inachevée. Surtout, elle a été prélevée sans autorisation. Face à la quête d’informations sur leurs ancêtres, de la part de nombreux citoyens, et la légalité sur Internet, les Archives départementales du territoire se heurtent à une complication. Depuis plusieurs années, elles procèdent à la saisie informatique de 70.000 fiches cartonnées, parfois en mauvais état, des réfugiés des camps concernés. Ce travail de longue haleine est actuellement achevé à 75%.

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