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L’insuccès des bicyclettes en libre-service « BIP » de Perpigna, lancées en 2008 pour seulement 370 abonnés en 2010, encourage les autorités à rectifier. Ce samedi, l’élu délégué à la mobilité, Jean-Michel Henric, insistait sur une « augmentation des pratiquants dans la ville, avec leur vélo personnel », portés par l’ambiance instaurée par le service municipal. Il nous avouait cependant « la baisse est générale en France, de l’ordre de 20 % », alors même que les « Girocleta » de Girona, inaugurées en septembre 2009, comptent 1200 abonnés. La mauvaise posture des BIP, officialisée récemment par le président de la communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée, Jean-Paul Alduy, qui déclarait « ça ne marche pas », donne lieu de grandes interrogations. La délégation de service public accordée jusqu’en 2018 à la société texane Clear Channel, qui gère le service, sera renégociée en 2011, avec la possibilité de remplacer les BIP par un autre dispositif, géré par une autre société. Alors qu’un nouveau « cahier des charges mobilité », établi par l’Agglomération, doit permettre de maîtriser les « combinaisons bus-voiture-vélo-piétons », M. Henric prévenait « il ne faut pas louper la prochaine marche ». Car Perpignan doit inscrire la politique cyclable dans le cadre global des mobilités modernes, en éliminant l’effet intrusif produit par BIP, lancé dans la précipitation à la veille des élections municipales de 2008.

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