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Une information grave est indiquée à Perpignan par les syndicats enseignants SNUipp et FSU concernant une surveillance de personnel menée par la direction départementale des services de l’Éducation Nationale (DEDEN), à Perpignan. Dans un communiqué du 4 juin, le syndicat s’interroge sans ambages : “Existe-t-il un fichage des personnels à la direction départementale des services de l’Éducation Nationale des Pyrénées-Orientales ?”. La visite d’un inspecteur, le 25 mars à l’école primaire de Toulouges, le 25 mars, aurait été l’occasion d’un commentaire de l’intéressé au sujet d’un professeur, qu’il a affirmé reconnaître “puisqu’il était présent sur des photos prises lors d’un rassemblement devant la DSDEN à Perpignan, au cours duquel des dégradations auraient été commises”, précisent les syndicats.

Des méthodes illégales

Les propos de l’inspecteurs, entendus par plusieurs témoins, sont preuve d’une surveillance photographique, selon le SNUipp et la FSU, qui ont saisi le préfet des Pyrénées-Orientales, Etienne Stoskpof, de cette situation qui n’est pas sans rappeler les méthodes policières employées lors des manifestations comportant des dégradations. Pour sa part, le directeur académique des services de l’Éducation Nationale nie l’existence de telles méthodes. Le ministère de l’Éducation Nationale est également informé et une enquête est exigée par les militants syndicaux, qui dénoncent “des méthodes non seulement d’un autre temps mais qui tombent sous le coup de la loi”.

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