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La mairie de Perpignan a lancé un ballon-sonde, le 5 juillet, afin de tester l’opinion envers un projet d’employer exclusivement des femmes pour assurer le nettoiement certaines rues. Cette simple hypothèse suscite de nombreuses reprises d’informations dans la presse parisienne, qui en soulève majoritairement le caractère supposé sexiste. Depuis plusieurs décennies, le nettoyage des artères de la capitale du Roussillon comporte une problématique d’absentéisme des agents, évaluée en mai 2012 à 19 % par le maire, Jean-Pujol. Par souci esthétique, le premier magistrat s’est inquiété du manquement quotidien de 30 employés municipaux affectés au service Propreté et Environnement, sur un total de 160 fonctionnaires, puis le syndicat UNSA a souhaité rectifier cette proportion entre 10 % et 12 %.

Au-delà des chiffres, un certain manque d’efficacité entraîne la recherche de solutions, parmi lesquelles la mise en place d’équipes composées à 100 % de femmes, uniquement dans l’hyper centre-ville. Ce procédé permettrait dès l’automne 2012 un comportement des administrés « moins agressif qu’envers les hommes », selon M. Pujol. Outre les grands titres Le Parisien et Le Figaro, une série de publications féminines, dont les magazines Elle et Terra Femina, s’étonne ou s’insurge contre cette idée, qui touche les sensibilités féministes. En septembre 2010, Jean-Marc Pujol avait lancé un autre ballon sonde concernant l’attribution du marché de la propreté perpignanaise à une ou plusieurs entreprises privées. Cette intention était restée sans effet.

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