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Plus de deux ans après le drame de l’affaire Benítez, qui a secoué Perpignan l’été 2013, la vie intime du légionnaire se révèle davantage. Le possible criminel est soupçonné d’avoir tué sa femme Marie-Josée et leur fille Allison, âgée de 19 ans au moment de sa disparition, avant de faire disparaître les corps. Francisco Benítez, né en 1963 à Algesiras, s’est pendu le 5 août 2013 à la caserne Joffre de la légion étrangère de Perpignan. Ce 16 août 2015, l’hebdomadaire Paris Match a reconstitué le parcours amoureux de ce séducteur, sous l’intitulé « Le carnet rose du légionnaire ». La rencontre avec sa maîtresse Monique, de 20 ans son aînée, deux ans après son mariage avec Marie-Josée, est retracée. L’élue clandestine est interrogée : « C’est un légionnaire, plutôt du genre ­taiseux ». Les penchants du militaire sont abordés : « il aime les femmes (…) toutes les femmes. Les jeunes, les vieilles, les Espagnoles, les ­Sud-Américaines et les Françaises ».

Du sexe au bord d’une plage naturiste du Roussillon

Photos à l’appui, Paris Match souligne la relation de Bénitez et de l’Espagnole María Teresa, sa dernière conquête, vigile au consulat de France à Barcelone, à laquelle il a téléphoné juste avant son suicide. Le mystère entourant la Brésilienne Simone de Oliveira, disparue en 2014, est aussi évoqué. Ou encore Valérie, rencontrée en 2011 sur une plage naturiste du Roussillon, certainement Torreilles ou le Bocal du Tech. « Il était insatiable pendant nos ébats, je n’oublierai jamais son regard de bête », décrit l’amante. La sixième femme intervenant dans la vie de Francisco Benítez est Dolores, une militaire en poste à Perpignan. De temps à autre, le légionnaire se rend dans l’une ou l’autre des maisons de passe de la Jonquera. Sa radiographie amoureuse semble ne pas pouvoir faire avancer l’enquête, qui piétine. Mais elle renforce les certitudes sur un personnage adepte de la double vie, envers les femmes et peut-être la vie tout court.

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