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Les désaccords sur la date officielle commémorant en France la fin de la guerre d’Algérie refont surface à Perpignan. Dans un communiqué du 11 mars 2013, la vice-présidente des cercles algérianistes de France, Suzy Simon-Nicaise, déplore le choix du gouvernement invitant « pour la première fois en 50 ans » les communes de France à « commémorer officiellement la sinistre date du 19 mars 1962″, et évoque une » imposture tragique ». Au lendemain de la signature des accords d’Évian, signés la veille entre l’Etat français et le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), un cessez-le-feu officiel avait été appliqué dans l’ensemble du territoire algérien. Mais Mme Simon-Nicaise, adjointe au maire UMP, déléguée aux Anciens combattants et aux Français rapatriés d’Algérie, estime que la première célébration, 51 ans plus tard, s’effectuera « au mépris des souffrances de dizaines de milliers de familles de victimes des exactions du FLN » (Front de Libération Nationale).

Réunion de témoignages, le 18 mars à Perpignan

L’élue, personnalité influente de la communauté pied-noir du Roussillon, estime aussi que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault impose une « date rejetée par la quasi-totalité du monde combattant et l’ensemble des associations de Français d’Algérie, Harkis et Pieds-Noirs confondus ». Attachée à rappeler que les massacres de Français et d’Algériens ralliés à la cause française se sont poursuivis, en Algérie, après cette date qui ne saurait constituer un point final, Mme Simon-Nicaise annonce une réunion symbolique, le 18 mars à Perpignan, en présence de « familles de victimes civiles, militaires et harkis ». Cette échéance sera l’occasion d’effectuer publiquement une description et une remise en contexte des évènements, afin d’éviter que la période ultérieure aux Accords d’Evian ne sorte de l’Histoire.

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