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Perpignan : la polémique des bornes salies du Conseil Général refait surface
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L’association estudiantine « Polétudiant » s’étonne, dans un communiqué posté ce mardi, de l’insistance du président socialiste du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, à exiger un dédommagement de « 713,70 euros » pour dégradation de matériel. La somme indiquée correspond, selon les services routiers de l’institution départementale, au nettoyage au Karsher d’une douzaine de bornes de bord de route parmi les 52 installées à la mi-décembre 2008 aux entrées de Perpignan. Le 8 janvier 2009, les « étudiants de droite » avaient en effet scotché sur les bornes des affiches fustigeant « 8% d’impôts en plus» et réclamant « de l’argent pour l’Université ». Après une première demande de paiement, fin janvier, assortie d’une requête départementale auprès d’un avocat, une récente relance, envoyée par l’institution, provoque la colère de Polétudiant, car les élections municipales de Perpignan sont passées par là. Stupéfaite de constater que les autocollants en papier de la candidate socialiste Jacqueline Amiel-Donat, placardés sur les panneaux urbains, mais plus coriaces que ses photocopies en noir et blanc, ne font pas l’objet de plaintes du Conseil Général, l’association, très proche de l’UMP, dénonce un traitement inégalitaire à parfum idéologique.