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Le Mouvement Démocrate des Pyrénées-Orientales a été secoué par une vacance de sa présidence, provoquée par l’approche des élections régionales de 2010. Son ancienne tête, Chantal Gombert, avait démissionné de ses fonctions en février, suite aux errances du Président François Bayrou, que l’ancienne élue de la Ville de Perpignan avait jugé responsable d’une « dégénérescence de la démocratie » et d’une « ligne politique floue ». Depuis la très volontaire Christine Espert avait assumé l’instabilité du groupe, en prenant la tête d’une direction provisoire, sous la forme de tutelle. Mais le 27 mai dernier, les élections internes départementales du parti, qui visaient à choisir une présidence et un « conseil départemental », ont permis l’élection de Mme Espert, âgée de seulement 38 ans. Ce détail, qui fait figure d’exception dans un Pays Catalan où la question générationnelle constitue un réel tabou, octroie de fait à cette conseillère municipale de la ville de Pia, ingénieur et mère de deux enfants, un indéniable attrait.

Le scrutin interne, validé ce mardi par les instances parisiennes de la formation centriste, octroie une marge de liberté plus large au parti, mal repéré dans le paysage politique du Pays Catalan. Pour réparer ce déficit de visibilité, le conseil départemental, composé de 30 membres dont certains faisaient partie de l’équipe provisoire, s’installera officiellement le 2 juillet, jusqu’en 2014. Au chapitre du programme et de ses stratégies, Christine Espert nous confiait, ce mercredi, souhaiter persévérer dans « travail de fond et d’implantation dans les territoires », avec l’éducation parmi les « priorités » de la formation, inquiète des fermeture des classes prévues pour la rentrée prochaine, « surtout en milieu rural ». En outre, un « travail spécifique » sera prochainement mené sur la ville de Perpignan, en vue d’une présence aux « prochaines échéances électorales ».

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