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Le vol et le revente de métaux, notamment de cuivre, augmentent depuis plusieurs années en Europe, sous les effets de la crise. Mais sur ce registre, la recrudescence des disparitions de plaques d’égouts, observée depuis plusieurs semaines dans les Pyrénées-Orientales, invite les services de l’Etat à réagir, pour la première fois. Le 13 novembre, le préfet du territoire, René Bidal, a lancé par communiqué un appel à témoins, au constat d’un phénomène élargi aux grilles d’évacuation des eaux pluviales. Citant un « marché organisé de revente ou de refonte de métaux », le représentant de l’Etat a invoqué les coûts de remplacement assumés par les communes, de « plusieurs centaines d’euros » pour une seule plaque d’égout. En outre, M. Bidal a évoqué un « danger pour les usagers, piétons, cyclistes ou automobilistes », avant de rappeler que le délit de vol de biens publics peut justifier jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Une surveillance accrue

Simultanément à l’action préfectorale, la gendarmerie mène l’enquête et les surveillances se multiplient, dans l’espoir d’interpeller les auteurs des vols, avant de les traduire en justice. La possibilité d’une filière venue du territoire espagnol fait partie des hypothèses, dans le cadre d’un commerce visiblement rentable, au travers de la transformation de ces objets de mobilier urbain, traditionnellement fabriqués dans la ville lorraine de Pont-à-Mosson et commercialisés par la compagnie Saint-Gobain. Plus récemment, dans les Pyrénées-Orientales, en Languedoc et au delà, ces objets anodins des paysages urbains sont acquis auprès de la fonderie Benito, située à Manlleu, dans l’intérieur de la province de Barcelone.

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