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Comme le prouve l’affaire DSK, le temps judiciaire est bien plus long que le temps politique. A Perpignan, l’affaire dite de la « chaussette », relative à une fraude survenue lors des élections municipales de 2008, refait brièvement surface avant la parenthèse estivale. En effet, alors que les faits supposés remontent au 9 mars 2008, la date du jugement en correctionnelle à Perpignan est annoncée pour le 1er décembre prochain, selon une information officiellement confirmée ce vendredi par les autorités judiciaires. Depuis cet épisode tumultueux, de nouvelles élections ont eu lieu, le premier magistrat Jean-Paul Alduy a été mieux réélu en juin 2009, mais c’est Jean-Marc Pujol qui occupe le fauteuil de maire depuis le 22 octobre 2009, le sénateur Alduy, préférant s’investir davantage au sein de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, qu’il préside.

Pourtant les chefs d’accusation sont graves, « fraude organisée » pour Georges Garcia, président du bureau de vote n°4 de la ville, en mars 2008, et « complicité de fraude organisée » pour Marie-Madeleine Tjoyas, candidate sur la liste de Jean-Paul Alduy et vice-présidente du même bureau. Face aux deux accusés se présenteront les parties civiles, c’est à dire Jean-Paul Alduy, qui revendique sa position de première des victimes. A ses côtés se retrouveront ses anciens rivaux, dont la plus remontée semble être Jacqueline Amiel-Donat. La candidate socialiste, qui avait le plus à espérer du scrutin de mars 2008 où elle a échoué de 574 voix, exige des sanctions. Ses alliés du second tour d’alors, Jean Codognès et Clotilde Ripoull, semble moins revanchard, et se contenteraient d’un euro symbolique pour le préjudice. Enfin, le frontiste Louis Aliot, qui n’avait alors recueilli que 10,42% des suffrages, devrait également s’asseoir parmi les parties civiles.

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