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En Pays Catalan, les déclarations du pape sur l’homosexualité conçue comme une maladie à traiter dès l’enfance font réagir la communauté LGBTI (lesbiennes, gay, bisexuels, transgenre, transsexuels et intersexe). Dimanche 26 août, le souverain pontife recommandait le recours à la psychiatrie pour l’homosexualité décelée à l’enfance, lors d’un entretien improvisé, dans un avion qui le ramenait d’Irlande : « Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité », a également précisé Jorge Bergoglio, dit le pape François.

A Perpignan, l’association LGBT 66 dénonce par communiqué de ce mardi 28 août un « obscurantisme du pape et des prélats de l’Eglise » et ajoute ironiquement que l’homosexualité envisagée non comme une maladie, mais une simple caractéristique, peut « espérer une reconnaissance en l’an 2320 ».Le président de la principale association, dans ce domaine, dans les Pyrénées-Orientales, Jean-Loup Thevenot, à la tête de 130 adhérents, et d’une vingtaine de bénévoles, estime que « ce pauvre Pape, entouré d’une kyrielle de cardinaux rétrogrades (…) se prend les pieds dans le tapis de ses certitudes dogmatiques ». Il ajoute « est-ce la peur de perdre des fidèles prêts à croire en cette vie éternelle dans un Paradis fabuleux et qu’une remise en question ferait douter ? ». M. Thevenot recommande au chef de la chrétienté d’« arrêter de proférer des inepties et mettre au rencart ces croyances d’un autre temps ».