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En amont des élections municipales de 2014, la charte de bonne pratiques démocratiques Anticor a été signée par le maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, candidat à sa propre succession. Ce dispositif de veille «Contre la corruption, pour l’éthique en politique» a fait l’objet d’un premier bilan, le 16 juin, à Montpellier pour les 580 signataires relevant de la région Languedoc-Roussillon. Sur ce rapport d’étape, le premier magistrat de Perpignan obtient la couleur orange, mais pas la verte. A l’identique du maire de Montpellier, le divers gauche Philippe Saurel, il respecte bel et bien le non cumul des mandats selon les critères habituels, repris par Anticor. En effet, il préside l’Agglomération Perpignan Méditerranée et n’exerce aucun mandat à la députation, au conseil départemental des Pyrénées-orientales ou au conseil régional du Languedoc-Roussillon.

Des informations non transmises

Les responsables de la charte Anticor apprécient également l’attribution de la présidence déléguée de la commission des finances de la Ville de Perpignan à un élu de l’opposition, en l’occurrence Bruno Lemaire, du Front National. Cette caractéristique est de fait incongrue, car Anticor exclut que sa charte soit signée par quiconque représenterait le parti d’extreme droite. Mais il est souligné que les services municipaux n’ont pas répondu au questionnaire annuel permettant de sonder l’application concrète de la charte. L’autorité morale, qui fonctionne sous statut associatif, relève aussi n’avoir reçu aucune information sur l’indemnité des élus, pas plus que sur la Commission consultative des services publics locaux (CCSPL).

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