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La Clau
Perpignan: Europe Ecologie fustige la tauromachie du Conseil Général
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Dans la ritournelle “pro” et “anti” corrida, revenue ces dernières semaines en Pays Catalan à l’occasion des festivités dédiées, Europe Écologie (EE) n’avait pas encore exprimé son avis. Ce samedi, le secrétariat du parti vert à Perpignan a livré son sentiment par communiqué, en annonçant “Oui à la fiesta… Non aux corridas !”. Traditionnellement opposé à la mort des taureaux, “et plus largement à toutes souffrances animales”, EE n’apprécie pas l’inscription de la corrida au patrimoine culturel français, validée par l’entreprise du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Mais surtout, la formation déplore que le Conseil Général des Pyrénées-Orientales octroie des “subventions (…) pour soutenir cette barbarie d’un autre âge”. Sans surprise, le parti exige donc l’arrêt des corridas, “comme en Catalogne”, et informe que son projet pour la présidentielle de 2012 inclut une loi intitulée « Droits et Protection des Animaux », qui établira un nouveau statut juridique de l’animal, celui « d’être vivant et sensible ».

Mais implicitement, le parti de Cécile Duflot et Eva Joly valide les célébrations estivales de masses, véritables produits touristiques inventés ou transformés au cours des 30 dernières années. Le parti de l’authentique et du bio se lance ainsi dans un jeu dangereux, en validant la “fiesta”. Il montre aussi un relâchement estival dans son vocabulaire, en dénommant “férias” les fêtes de la Saint-Vincent de Collioure. Au contraire, l’équipe municipale qui entoure le maire de la ville, Michel Moly, apparenté socialiste, se défend de tout amalgame de ce genre, qui constitue une erreur historique et un risque pour l’image artistique de la ville.

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