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La mobilisation contre la réforme des retraites est montée d’un cran, ce mardi à Perpignan, avec la participation de 20.000 personnes, 4500 selon la police et 30.000 selon la CGT des Pyrénées-Orientales. La manifestation du jour, consécutive à une série illustrée les 7 et 23 septembre, puis le 2 octobre, a mis un évidence une détermination et une présence plus fortes. Au sein du long cortège, une incitation à la grève générale a été scandée à mainte reprises dans les haut-parleurs, avant une conclusion traditionnelle, face à la préfecture des Pyrénées-Orientales, rythmée par des tirs d’explosifs légers, semblables à des coups de canon. Cette nouvelle date a comporté une entrée de jeunes mineurs dans le mouvement, notamment au Lycée Arago de Perpignan, barricadé dès la première heure, dans une symbolique étudiée. En effet, une partie du mobilier utilisé pour bloquer l’une des deux entrées de l’établissement a été prélevée dans le parc de conteneurs du lycée privé Bon Secours, non gréviste, situé à 300 mètres. L’incitation lancée par les syndicats lycéens Union Nationale Lycéenne et Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), proches du Parti Socialiste, a été critiquée en milieu de journée par François Fillon. Alors que 400 lycées français ont été bloqués, le premier ministre a accusé le PS de mettre « des jeunes de 15 ans dans la rue ».