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Quinze après son lancement dans l’Enseignement public, le bilinguisme français-catalan est menacé dans les Pyrénées-Orientales par un projet de réorganisation révélé en mai. A Perpignan, l’inspection académique s’appuie sur l’école d’Alembert et l’une des écoles de la ville de Cabestany, pour tenter de mêler, à la rentrée prochaine, les élèves monolingues et les bilingues, la moitié du temps, rendant ainsi monolingues les enfants bilingues. Pour cela, l’inspecteur d’académie Dominique Beck, arrivé à Perpignan en octobre 2009, met en avant les « valeurs de la République » et la « mixité sociale ». Mais les républicains du parti Esquerra Republicana de Catalunya (Gauche Républicaine de Catalogne, ERC) avertissaient ce dimanche d’un risque de baisse de la « qualité éducative » d’un enseignement « qui fonctionne, les résultats le démontrent ». ERC considère que les « valeurs républicaines » de l’inspecteur cachent des « sentiments jacobins » et la « volonté d’un gouvernement UMP de réduire la dépense de l’Education ». Le parti demande une intervention de la Ville de Perpignan et du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, signataires de chartes pour le catalan. Autour du collège d’Alembert, 700 signatures ont été réunies pour défendre le bilinguisme.

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